Baroudeuse, qui es-tu ?

Qui se cache derrière la Baroudeuse ?

Il est bien difficile d'écrire sur soi ! Choisir des éléments importants ou non... Voyons voir.

Mes parents se sont rencontrés sur les Planches. Enfin, dans les coulisses dirons-nous. Tous les deux parmi les petites souris qui font s'émerveiller petits et grands dans les grandes salles de spectacle, c'est avant tout la passion du métier qui les a réunis. Je suis née par un beau dimanche de début d'automne. Très vite, j'ai vogué vers le théâtre : j'ai vu ma première pièce à deux ans et demi et j'ai tout de suite été fascinée. A l'école je n'ai jamais été une meneuse : j'observais tout, tout le temps, partout. Mon cahier préféré était celui d'expression écrite que je tenais soigneusement. Chez moi, j'étais créative et quelques foulards suffisaient à me faire le costume de mes rêves ! Je me transformais en mille et un personnages, sans jamais m'arrêter. J'ai fait un an de théâtre je crois. Mais, jouer du Tom-Tom & Nana en pièce de fin d'année a pour moi été rédibitoire : j'en voulais plus. Comme au théâtre de papa, comme au théâtre de maman. En revanche j'ai commencé la flûte traversière à mes neuf ans je crois. Un jour, de la régie de la grande salle du théâtre où travaillait mon père, j'ai aperçu sur scène une flûtiste captiver le public. Elle jouait, faisait vibrer les planches et mon petit coeur encore fragile. Je m'y suis mise, ce qui a payé puisque j'ai obtenu mon certificat de fin d'études musicales des années après. Et puis avec tout ça... j'ai commencé à lire, beaucoup. Des magasines pour enfants au début, j'étais même une fidèle abonnée, et puis petit à petit les lettres ont rapetissé et des pages se sont ajoutées. Mon auteur préféré ? Michael Morpurgo ! Je dévorais tous ses livres. J'ai également commencé à nourrir une passion pour l'Egypte antique (merci Arte), et pour le Versailles du Roi Soleil. Il n'y a pas d'âge pour l'histoire ! Au collège, je me suis mise à écrire... Et mes professeurs de français ont commencé à difficilement me supporter. Il faut dire que je ne faisais pas grand chose, pourtant mes notes disaient l'inverse. En fait, toutes les matières ont commencé à vraiment m'intéresser - y compris les mathématiques ! C'est dire. Je crois même qu'un jour j'ai voulu être astrophysicienne. Un jour, j'ai dit. J'ai dit aussi que mes parents m'emmenaient partout ? Je n'avais pas encore toutes mes dents que nous avalions déjà des kilomètres de route pour parcourir le monde ! Et sans GPS à l'époque : on dépliait l'immense carte, je malmenais ma mère pour y voir quelque chose pendant que mon père pestait pour parvenir à voir la route. La belle aventure ! Et nous perdions la moitié des voitures du reste de la famille, qu'il fallait guetter sur l'autoroute. Tout le monde cherche une twingo bleue, c'est la voiture de tonton ! (oui, pas de téléphone portable non plus).

C'est au lycée je crois que j'ai commencé à comprendre que je ne rentrais pas dans les clous. On me parlait de "voie", de cursus et de sens unique là où je voyais tant de possibilités. J'aimais bien ne pas faire commes les autres, histoire de montrer que c'était possible. Je dansais aussi, ça me libérait, ça me faisait enfin sortir de ces voies toutes tracées que l'on prévoyait pour moi. J'ai fait un cursus scientifique, mention européenne et je ne m'en suis pas si mal sortie. En Terminale, j'ai également fait un geste qui a changé tout le cours de ma vie. Curieuse, j'ai poussé la porte de l'infirmerie afin de proposer mon aide à la junior association du lycée encore jeune et qui était accompagnée par Pascal, l'infirmier. Je suis ressortie de là perdue dans tous les mots qu'il m'avait dit (et sans avoir rien compris). Résultat, je suis devenue secrétaire et trésorière, et je suis aujourd'hui accompagnatrice... mais ça c'est une autre histoire !
Après le bac, j'ai intégré l'Ecole du Louvre : histoire de l'art & archéologie. J'y suis restée deux ans et ça n'a été que de bons moments avec de merveilleuses rencontres. J'ai eu des professeurs passionnants, j'ai appris sur les cultures du monde mais aussi à poser un autre regard sur le monde qui m'entourait. Je dois beaucoup à cette Ecole. J'ai également commencé à approfondir mes petites connaissances en photos. Et puis, je suis entrée dans le monde du travail en parallèle : à mes dix-huit ans, un dépannage au théâtre où travaillait ma mère s'est finalement transformé en emploi que j'ai conservé durant quatre saisons : quatre ans à côtoyer comédiens, metteurs en scène, techniciens, auteurs ! Bonheur. Au bout de deux ans à l'Ecole du Louvre cependant, j'ai pris la décision de cesser mes études là-bas. Non pas que la vision du Louvre chaque matin me déplaisait mais, cette vie n'était pas faite pour moi. Ce qui me plaisait était le rapport de l'Homme à son art, sa façon de vivre à travers les Âges et les témoignages qu'il en a laissé - et laisse encore aujourd'hui. Je n'étais pas née pour être conservatrice de musée, loin de là ! J'en garde cependant de très bons souvenirs, comme ce voyage archéologique en Haute-Egypte à la fin de ma première année...

Après le Louvre, j'ai fait une année sans études. J'ai été en stage à temps plein durant trois mois dans un théâtre parisien (pas le même... encore un autre !) et j'ai également participé à deux tournages en tant que scripte et photographe de plateau. Une expérience qui m'a fortifiée et amenée à faire des rencontres précieuses. Et puis, je me suis beaucoup occupée de cette association lycéenne que j'évoquais. Je suis partie au Burkina Faso avec elle - enfin ! - et je me suis encore un peu plus découverte. Je pense qu'on ne cesse jamais de se découvrir. J'ai également ouvert mon blog littéraire, afin d'écrire encore plus qu'auparavant.

Aujourd'hui j'ai repris mes études, en Lettres Modernes section Culture et Création littéraires. Et je continue de faire tout ce que je faisais auparavant !

Pourquoi ce surnom ?

Elodie Estève. J'aime bien mon nom, en même temps je n'ai pas le choix. Mais... J'ai de plus en plus de mal à décrire ce que je fais, pourquoi, comment. Et puis un jour, lors de la première édition du Nouveau Salon des Femmes Artistes, sa créatrice - une amie écrivaine - m'a présentée en me donnant trois qualificatifs : Baroudeuse, écrivaine, photographe. Ça a fait tilt ! Ce mot, Baroudeuse, m'est resté en tête longtemps après. Et puis, j'ai trouvé qu'il sonnait juste et me représentait bien. J'ai donc tout bêtement décidé d'en faire mon pseudo, mon moi un peu plus officiel... Et me voilà sur ce site ! Comme dirait un vieil ami: "Fallait forcément que tu fasses quelque chose d'atypique toi !"

Que fais la Baroudeuse aujourd'hui ?

La Baroudeuse écrit et lit beaucoup, elle fait d'ailleurs partie d'un comité de lecture pour un roman non encore édité pour conseils de fond comme de forme.
Elle voyage aussi, autant qu'elle le peut !
La Baroudeuse photographie ce qu'elle voit, au naturel toujours. Les shootings ? Très peu pour moi ! Je préfère surprendre les gens. Toujours. Et ils sont souvent surpris du résultat !
La Baroudeuse prend tous les projets (ou presque) qu'on lui propose, pour peu qu'elle puisse évidemment les mener à terme ! Théâtre, audiovisuel, rencontres, tout est toujours bon à prendre.
La Baroudeuse aime parler et débattre, s'engager pour des causes qui lui sont chères. Elle aime notamment s'engager auprès du public jeune pour de la sensibilisation ou de l'échange, aussi simple soit-il.


Ce qu'elle fait le mieux ? Rire !

Autoportrait

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 08/08/2016

×